Petit aparté.

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Pas de nouvelle depuis quelques jours. Il faut dire que j'étais quelque peu chamboulée. Des semaines que j'essaye de fuir le côté "malade" des TCA, fuir les mots "régime", "crise", "maladie" et autres termes barbares pour mettre les gens dans des cases. Non moi, je contrôle maintenant. Mais en même temps : je ne suis pas au régime, je hais les régimes, je ne suis pas malade, je suis tout sauf cette aberration qu'est le terme "pro-ana", mais pourtant je suis obsédée par tout cela et j'ai un problème alimentaire depuis l'enfance. Mais je ne veux pas de nom, je veux être heureuse. Seulement le bonheur, dans ce monde, passe par le contrôle. C'est tout.

Or, il y a quelques jours, j'ai discuté pendant près de deux heures avec un garçon qui va en cours avec moi. Que j'avais repéré il y a quelques temps, il est vrai (oui j'ai un homme et oui j'ai toujours un cerveau) mais avec qui je n'avais pas vraiment discuté. Et bien pendant tout ce temps, il m'a parlé de choses qui n'avaient rien à voir avec mon univers actuel, ou mon univers tout court. On a parlé musique, voyages, expériences, évocation de quelques-uns des dizaines de pays qu'il a visités. Et j'écoutais, toute retournée. Parce que moi j'ai envie de voyager, j'ai envie de voir des choses, je me considère comme quelqu'un d'ouvert, qui aime l'aventure, mais ma vie ne ressemble pas du tout à tout cela. Ma vie est réglée, découpée, sous contrôle, décortiquée, analysée. Et ça me plait.

Mais alors je me suis dit : mais c'est ça ma vie ? Mais c'est quoi ma vie ? Des objectifs bien déterminés, de la chair à gommer, un concours à décrocher, tout chronométrer. J'ai passé l'après-midi de vendredi allongée sur mon lit, redécouvrant mes musiques d'avant que j'avais mis de côté parce qu'elles me rappelaient mes rêves du passé. Je ne suis pas vieille, mais j'ai l'impression d'être passée de l'autre côté. A quinze ans je rêvais d'une vie d'aventures, de couleurs, de rencontres. Je voulais voir tout ce qui était possible de voir, surtout ne pas rentrer dans les cases, ne pas devenir comme eux, comme eux tous. Aujourd'hui je rêve toujours. Mais je suis un petit soldat qui a besoin de compartimenter, de calculer, de répartir, d'avancer en visant un but x et l'aventure c'est pour plus tard. Et on sort le samedi soir, et on rencontre telle personne à telle fête, et on part à tel endroit avec les copains durant telles vacances. C'est l'aventure, dis-donc.

Et puis les études... On exercera ce métier et on aura cette fonction et on aura acquis ces connaissances. Et on contribuera un peu plus à détruire notre société parce que plus personne ne la remet en question, on se contente d'avancer en tentant de survivre le mieux possible, cinq semaines de congé par an, tout ça. Parce que celui qui énonce cette vérité n'est qu'un ado en crise. J'ai presque vingt ans et j'ai fini par m'habituer à cette vérité, comprendre que je ne peux m'y soustraire. Et dans vingt ans, qu'est-ce que je retiendrai de mes petites tranches de vie découpées minutieusement ?

Puis la crise existentielle est passée environ un jour plus tard. Ca passe si vite, c'est tellement plus facile de retourner à ce contrôle, cette petite routine qu'on essaye par tous les moyens de qualifier autrement mais qui n'est rien de plus que ça. Ca a fait tic dans mon cerveau pendant quelques heures, mais encore une fois je me dis : plus tard. Hier soir, il y a eu un repas de famille, mon copain et mes parents. J'ai cuisiné pour tout le monde et je les ai regardé manger en croquant ma salade et mon blanc de poulet. Et ça m'a rendu heureuse. C'est le plus bel aspect de tout cet univers, l'euphorie du contrôle. On dit toujours qu'on ne choisit pas, mais je crois que j'ai choisi. J'ai pesé le pour et le contre, inconsciemment, et j'ai choisi. Et dans un coin de ma tête, je me dis : Quand je n'y arriverai plus, j'irai parcourir le monde.

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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 11:16

Novembre

Novembre
Mardi 3 novembre

Bon, bon. J'ai donné peu de nouvelles ces derniers jours parce que j'étais assez occupée. Et fatiguée. Ma soirée était très cool, j'étais déguisée en Sadako/Samara, la petite fille de The Ring, c'était génial. Avec mon meilleur ami ça allait, des câlins, un peu de parlote même s'il n'était pas en forme et que j'étais davantage proche de sa copine, que j'adore.

C'était très fun. J'ai beaucoup moins bu que la semaine dernière mais c'est monté très vite parce que je n'ai pas mangé. Pour le coup, je n'ai absolument pas eu le temps, et grignoter les chips et bonbons qui étaient sur la table, non merci. Personne ne m'a saoulé avec la bouffe, j'en déduis qu'effectivement, je peux manger ce que je veux tranquillement (et aussi que je n'ai pas maigri - si on ne me dit rien - donc ça, ça m'ennuie). Quelques remarques de mon homme, encore, mais toujours sur un ton agressif (surtout quand j'ai refusé le croissant de sa maman le lendemain) et c'est à peu près le contraire de ce qu'il faut faire.

De mon côté je n'ai aucune pulsion vers du sucré par exemple, parfois j'ai de grosses envies de repas copieux, surtout le soir, mais ça passe. Par contre, j'ai rêvé de bouffe chinoise il y a deux jours, et j'étais carrément persuadée d'en avoir mangé en me réveillant, c'était perturbant. Hier soir je mourais de faim, j'avais peu mangé le midi mais bien le soir (taboulé, soupe, blanc de poulet). Evidemment, c'est passé pendant la nuit donc c'est cool. Je peux maintenant gérer mes fringales tardives. Je poursuis, de la même façon que depuis un mois et je pense que c'est efficace. Je me sens beaucoup mieux par rapport à mes TCA.

Soir : Mon père a acheté de la soupe instantanée aux champignons. Un régal, qui cale, qui ne fait que 73 calories, parfait. Malheureusement, il a aussi acheté des petits chèvres : des genres de palets de fromage de chèvre, enrobés de panure. 0% quoi :/ Et j'adore ça ! Mais non, je résisterai.
Sinon, j'étais crevée toute la journée, et de mauvaise humeur en cours. Je ne supporte plus une des filles, vraiment j'ai envie de la baffer. Mais là ça va mieux, je vais travailler tranquillement et finir le tri de mes vêtements commencé ce matin : j'en suis à vingt-sept pantalons et je ne sais absolument plus où les caser - surtout que j'en porte régulièrement dix à tout casser, ma boulimie de fringues est déraisonnée x).


Mercredi 4 novembre

Je ne me suis pas réveillée ce matin, super. Enfin plutôt, j'avais mis le réveil très tôt pour avoir le temps de me préparer, relire des fiches, etc., et je me suis rendormie au bout de la deuxième sonnerie. Donc lever 7h15, foutu pour le cours de 8h, et le cours de 9h30 est inutile, donc je préfère rattraper en le récupérant sur le forum de la fac. En plus sinon j'aurais dû manger avec les filles et donc l'autre demeurée donc ça me va. Je vais me prendre deux Wasa allégées/blanc de poulet et un fromage blanc à onze heures et hop, cours à midi. En soit c'est idiot d'aller à ce cours de midi puisqu'il est nul et qu'ensuite j'ai un trou de deux heures et je suis dans le petit bâtiment avec la minuscule bibli' donc je dois perdre 45 minutes à aller et revenir de la BU, mais je préfère plutôt que de demander le cours et avoir l'impression de sécher. Puis si je commence à louper trois cours d'un coup, je n'ai pas fini. La journée s'annonce gé-niale, j'ai en plus rêvé que les poussées délirantes de ma soeur reprenaient parce qu'elle arrêtait ses médicaments, et ce matin j'ai le ventre gonflé.

Soir : Journée pénible, finalement je ne suis allée qu'au dernier cours mais c'était finnois et c'était super. Ensuite, vu que je finissais tôt (17h), je suis allée voir des bouquins à la Fnac. Je n'ai pas trouvé mon bonheur, je m'apprêtais à rentrer quand j'ai décidé d'aller faire un tour dans les boutiques : je suis ressortie une demi-heure plus tard avec une mini-jupe noire, un haut blanc et un haut rouge (en manquant d'emporter une dizaine d'autres choses). Donc cette fin de journée était agréable. En plus, j'ai pu manger comme je le voulais à midi (taboulé, blanc de poulet, une wasa allégée) donc peu ce soir (soupe aux légumes lyophilisée - 57 calories -, blanc de poulet, salade) et là je suis crevée donc dodo.


Jeudi 5 novembre

Pfiou. J'ai passé une matinée fatigante, des cours intéressants mais j'étais bien contente de rentrer me reposer pour mieux attaquer mon boulot dans l'après-midi Seulement, il a fallu encore une fois que ma soeur soit là et se plaigne pendant des heures. Je lui ai dit ce que je pensais de tout ça, qu'il fallait qu'elle se prenne en main, qu'elle arrête de s'apitoyer sur son sort (après l'avoir écouté un long moment quand-même, encore une fois), ça a tourné en dispute, etc etc. En bref, j'ai perdu du temps, et de l'énergie. Ca devient quotidien ses complaintes permanentes, non seulement ça finit par me taper sur le système mais en plus ça ne la mène nulle part. Enfin bref, qu'elle se débrouille maintenant.

Bon sinon, je suis vraiment curieuse de connaître mon poids, mais il ne faut pas, ça me déprimerait complètement. Aujourd'hui je portais un jean avec ma nouvelle mini-jupe et un pull bleu tout doux que j'adore, je me sentais plutôt jolie. Mais dès que je regarde mon corps, sans rien pour le couvrir, berk. Mais mes efforts seront payants, j'en suis sûre. Et le plus beau, c'est qu'en mangeant moins, que de bons aliments, je me sens mieux qu'avant et j'ai même moins faim. Par contre, je me demande si je n'ai pas un problème d'hypothyroïdie. Un médecin m'en avait parlé cet été, parce que j'ai tout le temps froid (même quand je mangeais beaucoup) et que je suis toujours fatiguée. Mais je me disais que c'était à cause des insomnies, or cette année je dors mieux et c'est toujours pareil. L'hypothyroïdie entraîne également une prise de poids et quelque part, j'aimerais pouvoir trouvé une cause physiologique et non psychologique au fait que j'ai commencé à grossir quand j'étais petite. Je vais aller voir le médecin dès que j'aurais reçu ma nouvelle carte vitale.

Soir : J'ai le cafard ce soir. Journée assez vide, ventre gonflé, stress pour le cours d'info demain. Sites visités déprimants (voir deux articles plus bas). J'ai la sensation qu'il ne faut pas que je me m'arrête deux minutes car mon humeur est fluctuante. Demain soir, je reste peut-être chez moi, mon homme doit bosser. Ma soeur me déprime aussi. J'aimerais bien être dans une famille d'énergiques, comme moi. Je ressemble pas mal à mon papa mais lui c'est par phase. Ma mère est le contraire d'une maman traditionnelle (en gros, c'est mon père qui fait tout et elle n'est pas du tout féminine) et ma soeur... Enfin bon. Ca ne doit pas m'influencer ou me casser le moral. Je me sens un peu vide de tout et j'ai l'impression que demain ce sera pareil et donc après-demain aussi, etc. :/ Me secouer, me secouer, me secouer.

Je relis certains passages de mon blog et parfois je me comprends pas, je me reconnais pas. On dirait que je suis plusieurs. Etrange. Comme si j'étais à la fois plus malheureuse, plus dans l'émotion constante, la sensibilité directe, mais en même temps j'étais plus en vie. Je n'arrive pas à juger si j'ai réellement changé. Je crois oui. Fou ce que ça peut réactiver comme souvenirs. On dirait qu'il y a eu plusieurs coww : 15 ans, 16 ans, une pierre éteinte, 17 ans : début du blog, début de ma relation avec chéri, début de la retombée dans l'univers de "ceux qui mangent bien, et de façon naturelle", monde auquel j'ai pas l'impression d'appartenir. Et atterrissage en pleine planète où il faut exprimer toutes ses émotions, où on ressent tout à 100% mais en même temps faire semblant. Puis là, je sais pas où je suis. Enfin bref, tout va bien, je reste maître, quoi qu'il arrive.

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# Posté le mardi 03 novembre 2009 06:20

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 02:46

En mode Je suis la tendance.

En mode Je suis la tendance.
C'est comme ça, je n'y peux rien. La fille parfaite selon moi a un corps de gamine. Un air enfantin, Intelligente et mature mais imaginative et dans son monde tout en sachant ce qu'elle veut dans la vie. Et puis ce petit quelque chose qui fait qu'elle est encore un peu enfant.

Elle fait entre 1m55 et 1m63 et entre 40 et 45 kg, selon sa morphologie.
Elle a les cheveux longs ou mi-longs, un peu rebelles.
Une taille de guêpe, des jambes toute fines, un ventre plat, des bras sans graisse aucune et légèrement musclés.

Elle possède une petite bulle à elle, son monde qui la comble, mais sait s'ouvrir aux autres, et évoluer.

La perfection, qu'est-ce que c'est ? Réussir tout brillamment ? Ne jamais fléchir ?
Être heureuse, en paix avec soi-même, parvenir à être là où on veut être, se donner du mal, et puis ne pas perdre son âme d'enfant pour affronter tous les obstacles.

La fille parfaite selon moi a quelque chose de différent, d'original. Elle se fiche des tendances, elle se fiche de ne pas ressembler aux deux cents autres filles de l'amphi. Elle est jolie, bien dans sa peau, n'a pas l'air de sortir du carnaval ou de porter un sac-poubelle mais ne ressemble pas à toutes celles qu'elle croise dans la rue.

Elle est plate, légère comme une plume, l'air toujours aussi fine dans son jean large et ses superpositions de haut.

Un idéal.

# Posté le mardi 27 octobre 2009 05:28

Mise au point.

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Bon, je suis bien énervée là. Je suis tombée il y a quelques jours sur le blog d'une ex-anorexique toujours anorexique plus vraiment anorexique, on ne sait jamais vraiment, qui critique tout et n'importe quoi. Les autres, les médecins, les psychologues, sa famille, ses amis, les médias, les filles minces, les filles grosses, les anorexiques, tout le monde. Et surtout, elle critique ce qu'elle fait elle-même. Mais bon sang, il faut se calmer. Elle critique les anorexiques qui ne se considèrent que comme des anorexiques mais elle rappelle toutes les deux lignes qu'elle souffre d'anorexie. Elle critique les malades, les gens en guérison, les pro-ana, ceux qui ne comprennent pas les pro-ana, etc etc. Et là, je vois qu'en gros, quand on n'est pas anorexique, reconnue comme telle, même si on a des TCA, non vraiment c'est nous qui avons un problème. Je rêve. Elle ne sait pas ce qu'elle veut, ce qu'elle dit, c'est affligeant.

Une petite idiote, qui est malheureuse H24 et pense que c'est la faute de tout le monde sauf d'elle-même. Nostalgique de ce qu'elle appelle "sa période d'anorexie restrictive", elle souffre de sa "période d'anorexie en ayant un poids normal", elle en veut à la terre entière. Enfin bref, c'est presque drôle. Les autres ne sont pas malades hein, mais moi si. Moi j'ai l'air normale mais en fait je l'ai cette "fichue maladie" - que j'adule en réalité - mais les autres sont normaux, eux. C'est leur faute. Si je vais dans sa logique, on est tous malades. Moi non plus je n'ai pas choisi l'obésité mais j'ai choisi d'en finir avec ça, puis le jeûne parfois, les vomissements parfois, l'obsession du corps, de la nourriture et tout ça, et alors ? J'ai une part de responsabilité et le devoir de me botter les fesses pour avancer.

Et l'argument éternel : "Mais moi je suis malade, et pas toi." Mais dans notre société actuelle, est-ce qu'on peut vraiment dire qui est malade, qui ne l'est pas ? Qui souffre de TCA, qui est tombé dedans quasi volontairement ? Où s'arrête la déprime, où commence la dépression ? Mais c'est plus facile d'accuser les autres et la ô sacrosainte maladie. Parce que oui, on critique les pro-ana mais on parle de son anorexie tous les quarts d'heure. Quelle différence ? Ca ne veut rien dire, pro-ana de toute façon. Elles prônent la maigreur, comme tout le monde. Sur un blog c'est tout. Plus personne n'aime les formes, la nourriture. Certaines sont malades, d'autres pas, on n'en sait rien.

Tout le monde est rempli de névroses. La vraie maladie pour moi, c'est autre chose. L'anorexie et la boulimie sont de vraies maladies, mais je crois qu'on y met tout et n'importe quoi désormais. Notre société actuelle a créé cette névrose du corps. Pas la peine d'essayer de montrer qu'on y échappe parce qu'on est "malade", nous. Non, vous avez juste perdu du poids, un peu trop, donc tout repris, et maintenant c'est plus dur, on est normal ou encore trop grosses et obsédés par notre corps, comme tout le monde. Mais on est différents hein, on est malades. Certaines devraient vraiment se remettre en question parfois. Pas se plaindre sans arrêt de la sorte : mais je me remets en question, tout le temps, tu comprends pas ? J'ai pas confiance en moi, je suis trop mal, tu comprends rien de toute façon, je fais que douter de moi mais c'est la faute des autres hein. En caricaturant, c'est ça.

A-t-elle réfléchi au fait que certains ont peut-être choisi d'aller mieux ? Je ne parle pas de la maladie, ça c'est différent, ça ce n'est pas dans la tête. Cette névrose touche de nombreuses personnes mais certains finissent par se complaire là-dedans, s'apitoyer sur leur sort, et d'autres choisissent d'avancer. C'est tout.

Et qu'on ne me lise pas de travers en me disant que je défends les pro-ana, ou je ne sais quoi, en ne retenant qu'une phrase sur dix. Mon discours n'a rien à voir avec ça. Je pense juste que le type de filles dont je parle devrait arrêter de se plaire à se dire "anorexique", en se croyant ainsi différentes. Elles sont juste en plein dans le système, comme tout le monde. Et moi aussi. Ouais j'ai des problèmes alimentaires depuis que j'ai sept ans, ouais j'ai vomi, j'ai arrêté de manger, j'ai "crisé", c'est la vie, ouais je veux rester une enfant, ouais j'ai peur de plein de choses. Mais j'avance sans me prétendre quoi que ce soit, sans étiquette, et en acceptant que je ne suis pas malade et que je suis donc encore responsable de mes actes. C'est incontrôlable, c'est un cercle infernal parfois, mais c'est le système, c'est ainsi, il n'y a pas de degré, lui a fauté, lui est responsable, je suis blanc comme neige, c'est juste ma maladie. Ridicule.

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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 10:47

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 11:03

Octobre

Octobre
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Mardi 27 octobre

Hier était une bonne journée, mais je n'ai vraiment pas eu une seconde. Vers 11h avant de partir, je me suis fait un petit sandwich, mais sans pain : deux galettes, une tranche de blanc de poulet, salade, micro-cuillère de moutarde. Et le soir, taboulé, soupe, blanc de poulet.

Je me sentais lourde pour changer mais ce matin, ça allait mieux donc c'est bien. Là je pense me faire palets de légumes/blanc de poulet/salade, et soupe avec quelque chose ce soir. J'ai mon objectif en tête.

D'ailleurs, le premier objectif à long terme est clair : rentrer dans mon beau Levis taille 36. Je m'explique : à Noël dernier, mes parents m'ont offert un superbe jean Levis. Ma soeur a choisi la coupe, la couleur et... la taille. En T27. Sachant que c'est un jean serré aux cuisses, évasé en bas, superbe. Sauf que je rentre à peine dedans (il y a quelques semaines, je ne pouvais même pas le fermer) et que je ne supporte pas de porter des pantalons serrés aux jambes, il faut qu'il soit un minimum flottant (et que je n'ai pas besoin d'arrêter de respirer pour le porter). Ceci étant dit, cela devrait prendre un moment, mais j'y crois !
Whatever it takes, I know I can make it through.

Soir : J'ai vomi un peu ce soir... Pas cool du tout, mais je me sentais tellement lourde après le repas. J'avais mangé : salade/2 tomates/poivron, 1 galette, 2 tr blc de poulet, 1/3 mug soupe, 1 fromage blanc. Au final, que du léger, peu de calories, mais trop d'aliments différents. Je m'en souviendrai.

Demain je rééquilibre. Une salade de la cafet' à 11h, maximum deux galettes en rentrant (le mieux étant rien du tout), pas plus de deux aliments le soir. Genre soupe/concombre, quelque chose comme ça.


Jeudi 29 octobre

Hier était encore une journée de fou, lever 6h, cours, rentrée à 18h, parlote avec ma soeur et boulot jusqu'à minuit. Mais j'aime bien ce genre de journée. A 11h, salade de la cafet', la légère cette fois-ci (tomates, concombres, salade verte, maïs, peu de sauce), avec 2/3 d'un petit pain pour tenir le coup. Pas de galette en rentrant, et le soir taboulé (que je pèse dorénavant pour viser juste pour la quantité), 4 palets, blanc de poulet. Honnêtement, j'ai failli vomir ("Demain tu auras le ventre plat", "Se coucher le ventre vide c'est super"), j'ai tourné le truc dans ma tête puis finalement non. Hors de question de retomber dans cette engrenage.

Aujourd'hui, je n'ai cours que le matin. Il faut que je sois super sérieuse cette après-midi, et que je ne succombe pas à la tentation de la sieste ou autre.

Sinon, finalement ma "grosse fête" de samedi tombe un peu à l'eau. J'étais occupée à d'autres choses donc j'en ai parlé un peu tard à certaines personnes qui ne peuvent pas venir ou travaillent (vive les potes en prépa), ma soeur ne veut plus inviter ses amis (ils n'ont pas exactement été du meilleur soutien quand elle est sortie de l'hôpital), je ne sais pas si mon meilleur ami et sa copine viendront. Ca s'est plus ou moins arrangé entre nous mais bon, ce n'est pas le nirvana quoi. Je sens bien qu'il va me lâcher. De toute façon, ce n'est plus pareil entre nous et je n'ai plus l'intention de me morfondre là-dessus, il réalisera vraiment les choses quand il voudra (parce qu'il dit qu'il l'a réalisé et qu'il s'améliorera dès qu'il aura surmonté sa charge de travail, mais je ne le crois pas une seconde), et si d'ici là, j'en ai eu marre, tant pis. Je n'ai plus l'intention de me morfondre sur quoi que ce soit, en réalité. Donc bref, on se retrouvera avec mes amis, une dizaine je pense, et j'espère juste qu'ils ne vont pas encore me gonfler pour que je me goinfre comme eux.

Soir : Les gens t'abandonnent, te blessent, te délaissent, te font souffrir. Tu es le seul maître des déceptions et des joies que tu t'accordes, te procures. C'est pour ça qu'il faut prendre du recul par rapport à son entourage tout entier, et faire le maximum pour se rendre heureux. Il y a tant d'occasions dans la vie de laisser les autres nous heurter, qu'il ne faut pas se faire encore plus souffrir. Au contraire, il faut être loin de tout ça, en rire, et s'accorder ce qu'on mérite.

Journée parfaite. Bon, j'ai dormi une heure et demi, je n'en pouvais plus. J'ai quelque peu déprimé, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, mais non, je ne me laisserai pas aller, je suis plus forte que ça.


Vendredi 30 octobre

Je suis complètement épuisée. J'ai parlé tard avec mon homme, un ami et the bestfriend hier. La soirée s'annonce meilleure que prévue, enfin je sais pas trop en fait. Je crois que je m'en fiche. Je ne sais pas pourquoi je me suis levée pour aller en cours, le power point est sur le net, c'est mon seul cours de la journée, je pourrais dormir et être productive tout le reste de mon vendredi pour une fois. Mais bon, je stresse toujours un peu de ne pas aller à un cours, sûrement un léger rapport avec ma tendance à m'enfermer chez moi et à ne pas venir en cours quand je ne vais pas bien, quand je me sens décalée par rapport aux autres. J'associe le fait de ne pas y aller avec une forme de déprime.

Je suis un peu morose aujourd'hui. Il fait gris, je n'ai pas assez dormi, je crois que j'ai fait de sales rêves.
Et puis j'ai le ventre gonflé. Je ne comprends pas, ce n'est pas normal. Est-ce que je devrais arrêter de boire mes thés et verveines pour ne plus avoir le ventre gonflé ?! J'ai l'impression de stagner, mon corps est affreux, si vous saviez. Je n'aime que mes mollets et ma clavicule mais soyons honnêtes, il n'y a pas que les minces qui ont les mollets musclés et la clavicule saillante.


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# Posté le mardi 27 octobre 2009 05:58

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 03:17